EN de football : Et maintenant, qui a tort et qui a raison ?
Notre Equipe Nationale de football vient de subir une humiliation qui reste gravée dans les anales de l’histoire du jeu à onze, infligée par un petit poucet nommé Centrafrique, occupant le rang d’avant dernier au classement africain et 200° au classement mondial. Pour une humiliation, s’en est vraiment une, elle est réelle et injustifiable. Elle est réelle par le score humiliant (2 – 0), résultat qui contredit la tactique de M. Bencheikha qui prônait le jeu offensif comme seul moyen de secouer les filets de l’adversaire pour comptabiliser les victoires tant attendues. Elle est injustifiable parce que la Centrafrique n’a jamais été un foudre de guerre. Sur le papier, - et non sur le terrain après constat - elle était largement à la portée de notre Equipe Nationale. Cette défaite est injustifiable pour la simple raison que nos joueurs étaient méconnaissables et qu’ils étaient loin de ceux de l’équipe qui avait affrontée l’Angleterre pendant le premier tour de la coupe du monde 2010. Nous sommes encore en 2010 et cette chute vertigineuse ne pourrait se justifier que par le changement de coach opéré ces derniers jours par M. Raouraoua, qui s’est dessaisi hâtivement et trop facilement des services du « Cheikh » Rabah, alors que le bilan de ce dernier était globalement positif et que son équipe n’était qu’à l’orée des qualifications de la CAN. Le résultat du dernier match drivé par Rabah Saadane n’était pas aussi catastrophique et ne pouvait être une raison valable pour le contraindre à la démission. La petite période de turbulence où fans et entraineur de l’Equipe Nationale étaient en mésentente a été mal gérée par la FAF. La pression, désormais payante, d’un public avide de victoires par n’importe quel moyen et devant n’importe laquelle des équipes est à méditer. C’est la décision précipitée de M. Raouraoua, prise dans la hâte et sans calcul, qui a fait tourner les choses à la dérision. Le remplacement de Rabah Saadane par le Général Bencheikha n’a pas permis à l’attaque de marquer des buts, mais pire encore, il a transformé notre défense en passoire, permettant à l’équipe adverse de scorer à son aise. Bencheikha n’a aucune excuse qui lui donnerait raison d’endosser la défaite humiliante de l’EN sur ses joueurs car il n’a entre les mains aucun argument à faire valoir, d’autant plus qu’il était très optimiste quand à ramener dans ses bagages les trois point du match. Il laissait voir une confiance réciproque entre lui et ses joueurs, en plus du haut degré de conscience affiché par les éléments de son groupe dont il ne cessait de d’affirmer et réaffirmer durant ses conférences de presse. Je n’omettrai pas d’apporter à l’attention de mes lecteurs, qu’il y avait, peu temps avant le match de Bangui, un autre combat entre le Quotidien EL WATAN, Anti-Rabah Saadane et le quotidien LE SOIR D’ALGERIE, Pro-Rabah Saadane. En réalité, «LA GIFFLE !», titre du SOIR D’ALGERIE a claqué sur la joue du quotidien EL WATAN qui a trouvé que la défaite (2-0) des verts en Centrafrique était logique en constatant l’attitude passive et stupéfiante des joueurs, dont le seul objectif est de venir en aide à son protégé, en l’occurrence le remplaçant de «RABAH» et «SAADANE».
Conclusion : Le remplacement de Rabah Saadane par Bencheikha n’a pas apporté ses fruits, plus, il a fait chuter l’EN dans un ravin difficile à surmonter.