Cherche-t-on l’embrasement de l’Algérie ?

Publié le par B. Amar

Après la divulgation par la presse écrite privée des grands scandales de détournement, à l’instar de celui de SONATRACH ou de l’Autoroute Est Ouest qui ont fait tomber des têtes, dont celle du ministre de l’énergie, du PDG de la plus puissante société pétrolière et du SG du ministère des travaux publics, s’ensuit le vrai scandale des « vrais » faux billets de mille dinars qui s’échangeaient  selon les dires à  quatre contre un. Le plus médiocre des économistes aurait réagit pour interpréter aisément cette arnaque comme étant un facteur probant d’inflation très dangereuse pour l’économie nationale et le pouvoir d’achat du citoyen lambda. Au lieu de mettre à nu et combattre ces fléaux dangereux qui peuvent nuire à la stabilité sociale de l’Algérie, les décideurs amènent de l’eau au moulin en augmentant d’une manière outrageuse et  avec effet rétroactif de trois années, les salaires du corps de la DGSN. Bien avant, les députés, les sénateurs et les hauts cadres de l’Etat ont été pratiquement  mis à l’aise financièrement pour ne pas subir la crise financière. Cette manière de faire pour garantir la fidélité des personnes qui gravitent autour du système entraine automatiquement le ras le bol de la masse populaire qui, défiée, usera de tous les moyens pour défendre sa dignité dans un pays qui légitimement lui appartient.

Quoi de plus alarmant pour le citoyen de base que cette flambée des prix des produits de première nécessité tel que l’huile et le sucre ?

 On ne parle pas des prix pratiqués sur le marché du poisson, de la viande et des fruits et légumes qui sont devenus inabordable pour les petites bourses. Dans  un pays voisin, dont  l’économie est pourtant l’une des meilleures de celles des pays de l’UMA, les masses populaires se sont élevées en bloc pour dénoncer le chômage et l’augmentation des prix,  car la nomenclatura  au pouvoir use  des deniers du pays comme bon lui semble.  Sociologiquement, les conflits entre gouvernants et gouvernés naissent lorsqu’il n y a plus de  justice sociale et d’équité dans la distribution des richesses du pays. Ainsi, dans notre pays, on est en train de tout faire pour appeler les populations à la désobéissance. Le pouvoir actuel est assis sur une poudrière dont l’explosion risque de faire des dégâts irréparables.

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