L’Algérie brûle, M. le Président !
En ce samedi 8 janvier 2011, aucune probabilité n’est en vue pour calmer les esprits des émeutiers qui sont décidés à faire entendre leur voix. Côté pouvoirs publics, mutisme assourdissant, favorable à un climat de pourrissement de la situation, appelée à perdurer dans le temps. Ce n’est pas une affaire de Ministre du commerce, ni de Ministre de la jeunesse et des sports, ni celle des importateurs. Ce n’est même pas une affaire du Premier Ministre qui est arrivé à déclarer que « même le soleil d’Algérie lui appartient ». Dans ces circonstances graves, seul le Chef de l’Etat est en mesure d’être entendu par les citoyens mécontents de la dégradation de leur pouvoir d’achat, de l’injustice et de l’iniquité en matière d’équilibre social. Le Président de la République est appelé à revoir de fond en comble toutes ses politiques pour éradiquer en premier lieu la corruption qui gangrène toutes les institutions de l’Etat ; en second lieu, toutes les pratiques malsaines qui creusent l’écart flagrant incomparable en matière de distribution de richesses du pays entre la classe politique et le petit peuple. C’est le moment propice de l’ouverture d’un vrai dialogue car, le peuple en s’affirmant de la sorte, rejette en bloc sa marginalisation des affaires de la Nation. Monsieur le Président, vous êtes interpelé par votre peuple pour sauver l’Algérie. L’Histoire ne pardonne pas. Que Dieu guide vos pas vers tout ce qui est meilleur pour la Nation du million et demi de martyres. L’Algérie est riche par son histoire, par sa jeunesse, par ses cadres poussés à l’exile par ces ressources naturelles, mais malheureusement, pauvre par ses dirigeants.