Occident-pays arabes : circulation à sens unique
Les initiatives concernant le devenir des pays arabes ne viennent que de l’Occident, parfois discutées entres les parties pour l’attribution des rôles, mais dans la majorité des cas, imposées par la force. L’Occident ne lésine pas sur les moyens de la conduite de ses intérêts stratégiques, soit il les obtient par les négociations lorsqu’ils sont aisés, par le chantage diplomatique lorsqu’ils sont compliqués, ou par la force de frappe s’il rencontre une résistance quelconque. Ainsi, dans les circonstances actuelles, Les dirigeants arabes n’ont que deux options devant eux : la première, est de résister quitte à subir le feu des provocateurs impertinents et garder la tête haute et digne ; la seconde, se mettre à plat ventre et accepter sans rechigner, tout ce que dictent les maîtres du monde, qui n’ont pour préoccupation que le pillage des richesses des pays arabes et l’avilissement de leurs peuples. Mais Il est intéressant de rappeler ici que les occidentaux ont bel et bien besoins des pays arabes, et qu’ils ne pourraient jamais s’en passer d’eux pour plusieurs raisons. Ils ont besoins de leur énergie – pétrole et gaz - dissimulée sous les dunes de sables, qui leur permettrait de faire beaucoup de choses, dont la plus intéressante est la fabrication et le fonctionnement des armes avec lesquelles les arabes seraient matés en cas de nécessité. Ils ont besoins de leurs matières premières à bon marché pour faire fonctionner leurs usines. Avant, ils avaient besoins des bras de la jeunesse arabe pour les travaux pénibles et maintenant ils ont besoins de cerveaux arabes qu’ils formatent selon leur bon vouloir. Les occidentaux n’ont aucune honte d’attirer chez eux les meilleurs de l’élite arabe toutes spécialités confondues. Cette manie, est à eux un « Djihad » pour affaiblir d’avantage les pays arabes et les maintenir ainsi dans leur état de précarité. N’empêche que les dirigeants des pays arabes leur facilitent la tâche en poussant à l’exode leurs élites par le fait même de ne pas leurs accorder la considération qui leur convient. Les occidentaux ne se gênent pas aussi de drainer les dollars et les euros arabes pour financer les guerres, renflouer les caisses de leurs banques au bord de la faillite ainsi que le sauvetage de leurs sociétés déficitaires frappées par les crises économiques. Il y a aussi le marché florissant des pays arabes où il est aisé pour les occidentaux de placer les produits de seconde zone et maintenir ainsi le rythme de production de leur industrie. A travers cette politique du bâton et de la carotte, l’occident civilisé ne manque pas d’entretenir les conflits qui nuisent à la stabilité des pays arabes. C’est pour toutes ces raisons que l’Occident se préoccupe à maintenir la suprématie militaire d’Israël dans la région du Moyen orient, en le dotant continuellement d’armes sophistiqués, le rendant capable d’anéantir en un temps record toutes les armées réunies du Monde arabe. C’est par le biais d’Israël que l’Occident régente la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord. Il ressort qu’après avoir subi toutes ces injustices, les pays arabes sont appelés encore à subir une autre iniquité dont les occidentaux sont devenus des spécialistes. Cette iniquité n’est autre que l’ingérence dans leurs affaires politiques, qui touche au peu de souveraineté nationale qui leur reste. N’est-ce pas le Docteur Kouchner ministre des affaires étrangères de l’hexagone qui conditionne l’amélioration des relations franco-algériennes par le départ de la génération de l’indépendance de l’Algérie ? A travers cette déclaration déplacée, ce ministre anticipe une reconquête de l’Algérie qu’il croit facile, mais qui heureusement, n’aura jamais lieu, car la génération de Novembre a déjà eue une descendance digne qu’aucune puissance au monde ne pourrait détourner ou exterminer. Dans les circonstances actuelles, les pays arabes sont condamnés à revoir leur politique communautaire en envisageant un inventaire moral et physique de leurs capacités, afin qu’ils puissent affirmer leur existence sur cette planète. L’existence suppose que dorénavant les relations avec l’Occident doivent se dérouler dans un climat de réciprocité qui garantirait les intérêts stratégiques de chaque partenaire.