Tiens, tiens, Rédha revient !
Il me semble avoir lu quelques parts dans les colonnes des journaux de notre presse indépendante que M. Rédha Malek avait décidé de se retirer complètement de la vie politique du pays, et ce, après avoir démissionné des rangs du parti de l’ANR dont il était le fondateur. Cette décision avait été prise quelque temps après que l’APN, en violant la constitution par un vote massif, avait ouvert la voie au Président Bouteflika de postuler pour un 3° mandat. Voilà qu’aujourd’hui en «Une» du quotidien El Watan, Rédha Malek revient pour faire un diagnostic sur l’état du pays ! Par cette sortie médiatique, il ne nous apprend rien de nouveau sur «Bouteflika, l’armée et la transition». La seule nouveauté qu’il vient de nous apprendre, c’est que d’après lui, dans le passé c’était possible de diriger une population de trente ou trente cinq million d’habitants avec des méthodes vétustes mais pas maintenant. Ainsi, il exhorte les dirigeants du pays à prendre leurs responsabilités, en leur faisant savoir que « dans quelque années, nous serons quarante millions d’habitants et qu’on ne peut plus diriger quarante millions d’algériens avec des méthodes vétustes». C’est vraiment indélicat pour un homme politique de la trempe de Rédha Malek pour qu’il fasse de telles déclarations, reconnaissant ainsi de « fait » les méfaits endurés à la population pendant des périodes où lui-même assumait des responsabilités en haut niveau de la hiérarchie de l’Etat Algérien. Il est temps pour lui de s’abstenir de faire des déclarations politiques et de consacrer les jours qui lui restent à vivre dans des œuvres caritatives.