Quelle est la meilleure solution ?
Le peuple doit se prendre en charge de lui-même
Les partis politiques de l’opposition sont en net recul par rapport à l’avancée spectaculaire du pouvoir autoritaire qui se renforce étape par étape en affirmant sa fermeté de ne céder à aucune revendication politique populaire, exceptée les revendications ayant trait à quelques problèmes économiques, tels que les prix touchant les produits de première nécessité. Tout est mis en ordre à l’avantage du pouvoir afin qu’il puisse demeurer éternellement aux commandes d’un pays dont la quasi majorité des habitants réclame le changement dans l’immédiat. Il n y a aucun flou dans le champ de vision des partis de la coalition présidentielle qui détiennent la majorité dans les deux chambres du parlement, et qui affirment être au service du président de la république et de l’exécutif gouvernemental dirigé par un Premier Ministre spécialiste en manipulation de chiffres. Aussi, les rouages de l’Etat, sont quand à eux, occupés par des personnes fidèles au régime en place en contre partie d’une rémunération par le partage de la rente pétrolière au détriment de l’ensemble de la population, dont les mandataires n’ont d’intérêt que pour le bulletin de vote nécessaire à leur légitimation. Les deux puissances mondiales – les USA et la France - qui peuvent influencer sur la politique intérieure de l’Algérie, font les yeux doux au régime en place, en raison de leurs intérêts stratégiques, particulièrement les avantages qu’ils tirent des hydrocarbures. L’état d’urgence maintenu en vigueur depuis 19 ans est bien entendu à l’avantage des gouvernants, car elle leur permet une restriction des libertés politiques et syndicales, manière d’annihiler toute contestation populaire. Qu’attendre d’un pouvoir en panne d’idées, qui n’a de soucis que pour renforcer les moyens de sont existence, que sont l’équipement de répression, la fermeture du champ d’expression et l’instrumentalisation de la justice ? Tout le monde sait que le bonheur d’un pays ne provient que des investissements éducatifs, culturels et économiques. Notre pays est malheureusement coincé par une bande de prédateurs qui ne cherchent que leurs intérêts étroits au détriment de la collectivité dont ils ont la charge de la gouvernance. L’histoire est sans pitié, tôt ou tard elle convoquera les partis de l’opposition pour leur connivence avec le système qui mène le pays à la descente aux enfers.