.......... DEGAGE
Le verbe « dégager » est à la mode pour chasser du pouvoir les dictateurs et les suppôts des régimes autoritaires, particulièrement ceux du monde arabe qui se sont avérés tous antipopulaires. Après Ben Ali, à qui le tour ? « Le vent de la révolte gagne l’Egypte », titre Le Soir d’Algérie, illustrant son article avec une pancarte : «MOUBARAK DEGAGE». L’Algérie n’est pas la Tunisie, déclare, Missoum Sbih, notre ambassadeur à Paris ! Tout de même aussi que l’Egypte n’est pas la Tunisie, comme elle ne peut être le Maroc, la Lybie, la Syrie, …… ou le Yémen ! Chaque pays est dans son espace géographique avec des frontières reconnues par la communauté internationale. Chaque pays a ses particularités sociales, sauf que les régimes politiques en place se valent à un degré moindre. Mettons nous d’accord sur le principe et admettons que tous les régimes arabes sont considérés comme autoritaires excepté le Liban, et qu’ils ne reculent devant aucun procédé pour se maintenir au pouvoir, et au-delà, ils agissent pour en faire de leurs progénitures les héritiers de leurs trônes. Pour se faire, il faut avoir les moyens de sa politique. Il faut avoir une force. Cette force des régimes arabes totalitaires est basée sur le corps des services de sécurité, particulièrement la police politique, accoutumée à mettre les populations au pas, et l’administration entièrement acquise au pouvoir, en raison du choix de ses éléments triés sur le volet. En connivence avec l’Occident, les dirigeants arabes font en sorte de présenter une vitrine extérieure acceptable, afin qu’ils puissent recevoir les faveurs des grandes puissances et des instances internationales. Mais dans la réalité, la justice est instrumentalisée, les droits de l’homme sont bafoués, les chances de réussite sont inégales, les richesses sont pillées, la corruption est la règle, la répression est permanente……. Seuls ceux qui détiennent le pouvoir ont droit à la parole, il ne reste pour le peuple que la rue pour exprimer le ras le bol. Sa suffit !
- BEN ALI DEGAGE : Déjà il n’est plus là
- MOUBARAK DEGAGE : Coïncidence, il y a un «BARAK» caché dans MOUBARAK !
- ABDELLAH SALAH DEGAGE : Ils ont déjà commencé le grabuge
- KADAFI DEGAGE : Il est là depuis le 01/09/69 ! 42 ans ! vous ne trouvez pas que c’est trop ?
- ASSAD DEGAGE : On ne veut plus de l’héritier de son père !
- ABDELLAH II DEGAGE: Votre Majesté est américain ou jordanien ?
- MOHAMED VI DEGAGE : Il ne faut pas rêver Majesté, le Maroc ne pourrait jamais se déplacer en Europe
- ABBAS DEHOOOOORS : T’es trop petit pour la Palestine
- ABDELAZIZ : C’est quoi ce SAHARA que tu n’arrives pas à libérer ? Il est temps que tu partes
- LES ROIS DU PETROLE : Il est à se demander pourquoi ils existent encore ?
- LE LIBAN : Ne soyez pas les otages de Hassan Nasrallah
- NOURI EL MALLIKI : T’as pendu SADAM, un dictateur, mais il ne faut pas te vendre à l’IRAN
- BOUTEFLIKA RESTE : STP restes, c’est le peuple dans sa majorité qui t’a mis dans ce pétrin. C’est lui qui t’a soutenu pour ce troisième mandat de malheur. Il t’a fait un cadeau empoisonné. Je sais que t’es vieux et malade, mais le pays passe avant tout. En tout cas, je te confirme mon soutien sans condition jusqu’au jour où le peuple en entier ne voudra plus de toi.
Les goûts et les couleurs ne se discutent pas ; la récréation étant terminée, il est donc important de prendre les choses en mains, mais il faut absolument croire que toute chose à une fin.