Le président est au bord de ses limites

Publié le par B. Amar

L’opinion algérienne en particulier et l’opinion tout court, attendaient curieusement  le discours du président Bouteflika qui devait annoncer des réformes consistantes et faire connaitre la position de l’Algérie sur les évènements qui se passent actuellement dans le monde arabe et plus particulièrement la révolte sanglante en Libye, pays voisin, soumis depuis un mois à des raids meurtriers, menés au début par les coalisés, par la suite confié  à l’OTAN.  « L’Algérie ne s’ingère pas dans les affaires internes des autres pays ». Et la, il faut absolument s’interroger : Pourquoi les coalisés et l’OTAN s’ingèrent-ils dans les affaires internes des pays où leurs intérêts son menacés ? L’Algérie n’a-t-elle vraiment aucun intérêt à défendre, pour ne pas avoir prit une  position claire sur  tout ce qui se passe actuellement dans les pays arabes  ou africains, comme le cas de la Côte d’Ivoire ? Un pays qui a l’ambition de faire entendre sa voix  pour défendre ses intérêts doit impérativement prendre des risques avant que d’autres pays plus forts lui dictent la conduite à suivre qui irait bien évidemment dans le sens qui ne conviendrait pas. Il n y a aucune honte à ce que l’Algérie soutiendrait à haute voix le gouvernement de Mouammar Kadhafi si ses intérêts l’interpellent dans ce camp. Il y va de son intérêt parce que le supposé  « conseil de transition libyen» qui commande la rébellion n’a pas les idées claires. Sincèrement, cette rébellion ressemble à une trahison menée sous la houlette de la France avec la bénédiction de ce micro-Etat qu’est le Qatar qui s’est permis de pomper le pétrole d’un Etat souverain pour soit disant venir en aide aux insurgés. Pour la première fois  de son histoire, le France a vu son drapeau hissé par des arabes dans leur propre pays. Faites-vous confiance à des insurgés qui appellent les forces de l’OTAN à accélérer les bombardements sur leur propre population de Tripoli ? Dans ce conflit à grands enjeux, l’Algérie devra avoir absolument une place dans les négociations futures qui détermineront la nouvelle carte politique de la région. Le côté positif de la crise libyenne se situe dans l’enterrement définitif de l’UPM, projet cher à Sarkozy qui avait pour ambition d’extirper à l’Afrique, les pays arabes riverains de la méditerranée. Souvenez-vous, Kadhafi n’avait pas prit part à cette union qui s’est élargie à tous les pays de l’UE sans exception et  éliminant de facto tous les autres pays africains de l’UA. La chute de Moubarak et Benali a portée un grand coup à la politique méditerranéenne de Sarkozy qui était contraint de revoir ses cartes.  

Les vraies raisons de la guerre de l’Occident contre la Libye et son impact en Afrique

http://www.penseesnoires.info/?p=3616

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