Kadhafi : Une espèce classée en voie de disparition

Publié le par B. Amar

Tout d’abord il y a lieu de dénoncer vigoureusement la dangereuse campagne médiatique guerrière menée  contre le régime de Mouammar El Kadhafi  par les chaines satellitaires énumérées dans l’ordre suivant : France24, El Arabia, El Jazzera et BBC. En matière de mensonge, ces chaines, professionnelles en informations politiques et qui diffusent en continu, ont crevé le plafond dès lors qu’elles ont  consommé la totalité de leur capital « crédit » dans le traitement du dossier libyen. Du moins, mon opinion personnelle.  Ces chaines n’ont d’intérêts que l’embrasement des pays arabes et par la suite le pillage de leurs  ressources naturelles par les sociétés multinationales pour lesquelles elles roulent. En créant le chaos, ces chaines à la solde d’Israël et de l’Occident pousseraient les peuples arabes à plus de soumission. Le plus novice en politique remarquerait  facilement que  les informations rapportées en boucle sur ces écrans de la honte  sont à 95 % subjectives  et dénuées de toute véracité par rapport à ce qui se passe sur le terrain. Le parti pris de ces chaines est choquant de part leur mépris au peuple libyen qui mérite de connaitre la vérité sur ce qui se passe dans son pays. Aucun pays au monde,  ni dirigeant quel qu’il soit, ni personnalité religieuse ou intellectuelle n’ont le droit de dénier la légitimité révolutionnaire  au guide libyen. Par la grâce de la révolutionnaire du 1er Novembre 1954, nous avons en Algérie des milliers de Kadhafi,  et personne,  ni en Algérie, ni ailleurs ne pourrait nier la légitimité révolutionnaire à nos anciens moudjahidines. La preuve irréfutable est que depuis l’indépendance  à ce jour (49 ans), toutes les personnalités qui ont eu l’honneur de présider à la destinée de  l’Algérie sont issues des rangs de la Révolution du 1er Novembre 1954. Et qu’on ne vienne pas me dire que le peuple algérien a plus de considération dans son pays que le peuple libyen dans le sien. Dans cette logique des choses, si Mandela ne s’est pas retiré de lui-même, il n y aurait eu  sans  doute aucune personne en Afrique du Sud qui aurait demandé le départ de ce Grand révolutionnaire. En son temps, le Président Djamel Abdenasser, démissionnaire suite à la déroute de la « Guerre de six jours »  a été contraint par son peuple de revenir sur sa décision. Bourguiba avait le titre de « Moudjahid El Akbar» et il le méritait amplement eu égard à son combat pour la libération de la Tunisie. Ce merveilleux président a été déchu  à la suite de sa maladie, par Ben Ali et non par le Peuple tunisien. Malgré ses folies et sa paranoïa pour le pouvoir absolu, Kadhafi ne mérite pas d’être jeté à la vindicte des pays occidentaux qui s’en fichent éperdument de la stabilité des pays arabes. Il y a mille et une façons de provoquer des changements politiques dans un pays avant la solution extrême  provoquant la « guerre civile ». Comme l’a si bien dit Le romancier Rachid Boudjedra, interviewé ce jour  par El Watan : « Quand on voit en France, lors de la réforme des retraites, jusqu’à 5 millions de personnes qui manifestent et Sarkozy qui n’a rien fait dans ce sens ! Il a méprisé le peuple français. Si c’est ça,  ses leçons de démocratie et bien moi je n’en veux pas. Qu’il se les garde ». Alors en ce qui concerne les évènements préfabriqués  par des cercles vicieux  pour embraser la Libye, Sarkozy a perdue là, une occasion en or de se taire, lui qui avait reçu en grande pompe le supposé dictateur libyen lorsqu’il était utile à distribuer des chèques à satiété au bénéfice de ses multinationales. Tous les médias occidentaux sont focalisés sur les évènements d’un pays d’à peine  6.000.000 d’habitants, non pas pour  l’intérêt des libyens, mais pour l’intérêt de ceux qui pomperont le pétrole après la chute présagée de Kadhafi. Le pétrole a une forte odeur de fric capable d’enivrer  le plus sage des chefs d’Etat de ce temps.

NB : Mon précédent article a été sévère envers le Colonel Kadhafi, mais lorsque j’ai vu la cruauté de l’Occident envers cet homme qui se dit qu’il n’est au fait qu’un libyen parmi tant d’autres, je me suis ressaisi.

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