Les statistiques algériennes ne reflètent pas toujours la réalité
En principe, les statistiques d’une nation sont la banque de données réelles nécessaires à toute analyse pouvant aider à faire des prospectives dans tous les domaines socio-économiques. Si les statistiques sont fausses depuis le début, toute étude économique prospective est vouée à l’échec. Prenons comme exemple la licence d’importation de véhicule pour la qualité de «Moudjahid» et sa place dans les statistiques nationales, et nous constaterons de fait qu’il y a forcément des anomalies en matière de destination de l’utilisateur. Si au niveau des statistiques, il est signalé que pratiquement tous les anciens « Moudjahidine » ayant bénéficiés de cet avantage, sont propriétaires de voitures de luxes, dans la réalité, c’est une autre catégorie de citoyens qui en détient la propriété du bien. Elaborons donc de vraies statistiques et il en ressortirait que l’ancien moudjahid, n’a en réalité bénéficié que d’une licence d’importation destinée à être revendu en l’état. Il s’agit là de deux opérations distinctes auxquelles les statistiques nationales n’ont donné aucune considération. Il y a aussi un autre phénomène de transaction dont les statistiques ne tiennent pas compte, et qui se situe au niveau du transfère illégal des logements sociaux classés incessibles. Dans une proportion non négligeable des cas, les habitations ne sont pas occupées par les vrais bénéficiaires, mais par des personnes considérées comme créancières vis-à-vis du titulaire de l’arrêté d’attribution. Dans les deux cas précités, les notaires ont une grande part de responsabilité car, s’ils établissent des actes en bonne et dû forme à leurs clients, ils savent pertinemment que l’usage réel est prohibé par la loi. Afin de rendre à Jules ce qui appartient à César, il est temps de trouver un remède à toutes ces fausses déclarations dans le seul souci de fournir des statistiques crédibles et fiables dont l’utilisation ne serait que bénéfique pour l’économie du pays.