La crainte de l’instauration d’un pouvoir féodal

Publié le par B. Amar

L’Algérie est malade de sa gouvernance. Le constat est amer ! Tout a été fait par ceux qui nous gouvernent pour la création de cet environnement fastidieux et décourageant dans lequel les algériens se débattent quotidiennement. Cet environnement malsain, crée et entretenu par des fantômes, a engendré bien entendu, des habitudes délictueuses et criminelles, et à la suite desquelles se sont encrées dans la conscience de toutes les couches de la population, des craintes angoissantes, des ennuis décourageants et une lassitude harassante. Apparemment, on constate que  le pays est en panne dans tous les domaines et à tous les niveaux hiérarchiques de l’Etat. Citons quelques exemples des pannes les plus visibles :

-          Le gèle intentionnel de toute activité politique pour empêcher les initiatives et autres idées des Partis légalement agrées à engendré une panne endémique dans la pratique politique.

 

-          La fermeture hermétique du champ audiovisuel  aux idées contraires à celles du pouvoir, dont la seule intention est  l’interdiction de tout débat politique, économique, culturel et social a généré une stagnation, ou plutôt une régression dangereuse.

 

-          La mise au pas de la presse écrite - soit disant indépendante –, en premier lieu, par la rigueur et la sévérité d’un code pénale draconien, n’accordant aucune circonstance atténuante aux délits de presse, et en second lieu, au filtrage de la manne publicitaire que détient l’Etat ou celle des opérateurs économiques influencés par l’Etat.

 

-         La conception de pratiques bureaucratiques contraignantes et décourageantes pour empêcher la réalisation de toutes  entreprises ou entités productrices de richesses et pourvoyeuses de postes de travail. Cette pratique à renforcé l’économie de bazar, basée sur l’importation à outrance, seule capable de faire fondre comme du beurre le revenu  financier en devises que procurent les hydrocarbures.

L’Etat est avant tout une «Idée». Si l’idée est conforme à la raison, renforcée par les valeurs intrinsèques de la population, elle engendrera forcément un Etat fort, respectable et respectueux des valeurs humaines. Si par contre des opportunistes, dénués de l’idée conforme à la raison, avec en plus la méprise des valeurs de leur peuple, veulent édifier un Etat, cet Etat là, ne serait que féodal, bénéficiant à la seule classe dominante. Par son iniquité,  le féodalisme engendre l’ignorance, la pauvreté, l’avilissement et le déshonneur. C’est exactement ce qui se passe en Algérie en raison de la perte des repères de la Grande Révolution du 1er Novembre 1954. Tout indique que la pauvreté ne cesse de s’étendre, que l’ignorance est entretenue délibérément par une école sinistrée et que la prostitution n’est plus un tabou. Quoi de plus alarmant que ce phénomène des "HARAGA" qui est devenu banal au commun des algériens ? L’Algérie a commencé à retomber dans le féodalisme depuis le démantèlement des barrières douanières. C’est depuis cette période que des richesses colossales se sont constituées par les tenants du pouvoir et leurs acolytes, et ce,  dans l’intention de s’approprier plus tard les grandes superficies foncières particulièrement celles du littorale. Le plan machiavélique élaboré par les fantômes de l’intérieur comme ceux de l’extérieur du pays est toujours en cours de réalisation tant que dure ce black out dangereux que nous ne cessons uniquement d’observer en raison de notre impuissance.

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