Pourquoi l’Etat algérien s’obstine à reprendre Djezzy à son compte ?

Publié le par B. Amar

Si l’Etat algérien est à la recherche d’une solution exclusive pour une question de principes, eu égard à ce qui s’est passé avec nos «frères» égyptiens et aussi en raison de la manière d’agir peu orthodoxe de Sawaris, drapé dans le costume de maître chanteur en chef, la réponse serait toute simple. Que l’Etat algérien le demande d’abord, et ensuite c’est aux abonnés de Djezzy de faire le reste. On ne peut douter du « NIF » des algériens lorsqu’il s’agit d’affaires d’honneur. Au premier geste de l’Etat, et l’Empire Djezzy s’écroulerait comme un château de cartes. Avant tout, les abonnés de djezzy sont algériens dans leur quasi majorité et rien ne les empêcherait d’opter pour les deux autres opérateurs présents sur le marché de la téléphonie mobile en Algérie. L’Algérien n’accepterait ni le chantage de l’Egyptien, ni celui des Russes nouvellement propriétaires. Cependant, on ne peut rattacher l’affaire des cimenteries cédées par l’Etat algérien - pour ne pas dire bradées -  à un prix dérisoire au profit d’Orascom, qui, par la suite les a rétrocédés au Groupe français Lafarge à la barbe de l’Etat algérien pour un montant faramineux, et la filiale Djezzy,  dont le mérite de l’essor revient à Orascom, qui en est le  seul propriétaire de l’actif, et donc libre de vendre son bien. L’Etat n’a aucun intérêt à s’encombrer de la gestion d’une société commerciale qui pourrait lui ramener beaucoup plus dans le cadre fiscal, s’il se confine à son rôle de régulateur et collecteur d’impôts. Il n y a donc aucun motif valable à cette  obstination de l’Etat de vouloir reprendre coûte que coûte à son compte la filiale Djezzy, d’Orascom. A moins que cela relève du domaine de la sécurité nationale ou de quelques affaires scabreuses où les dignitaires du Régime avaient trempés leurs mains. Car il est illusoire d’admettre qu’une entreprise commerciale, quelle que soit sa taille sur le marché financier, puisse tenir tête à l’intérieur même de son territoire, à un Etat souverain.

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